Conseils #2 : mieux supporter ses règles

Aujourd’hui, j’ai lu un article dans le magazine Glamour à propos de la nouvelle lutte associative en vogue : la détaxation des tampons et autres protections hygiéniques. Je n’entrerai pas dans ce débat ; toujours est-il que cet article m’a donné envie de vous proposer quelques astuces à adopter pendant les règles. Je pense humblement que j’ai eu la joie de profiter d’un graaaand nombre d’effets secondaires désagréables, j’ai donc trouvé au fil du temps quelques parades.

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La première chose désagréable des règles, c’est bien entendu les saignements. Sans être spécialement sale, c’est à mon sens un peu gênant de se sentir humide, surtout à cet endroit ! Du coup, je dirais que la première chose à faire est de trouver une protection adaptée à soi. Il en existe différents types (tampons, serviettes, coupes…) déclinés selon les flux principalement. Parfumés, discrets, traitants… vous trouverez forcément quelque chose pour vous.

Une fois au sec, demeure un désagrément non négligeable : la douleur. Et là, on n’est malheureusement pas toutes logées à la même enseigne ! Certaines n’ont pas la moindre douleur, d’autres sentent bien la semaine passer, d’autres sont littéralement couchées en se tordant de douleur. Pour celles-là (dont moi, trop cool hein…), les règles n’ont rien d’agréable et pour ma part j’ai déjà souhaité les faire disparaître à jamais, quitte à ne plus pouvoir enfanter, mais j’avais si mal que j’aurais tout donné pour que ça s’arrête (bon ok, en y repensant c’est assez extrême et j’aurais regretté). Dans mon malheur, j’ai quand même la chance d’avoir une mère (et sa mère avant elle, et sa mère avant elle) qui a du faire face au même problème et qui m’a donné une astuce : la chaleur. Prenez une bouillotte ou un coussin de graines et chauffez-le pour l’installer sur votre ventre. En quelques minutes la douleur est vraiment atténuée. Bien entendu, en tant que martyr des menstruations j’admets sans problème qu’un peu de chaleur ne résout pas tout et qu’il faut parfois (à chaque fois pour ma part) passer par la case médicaments. Votre meilleur allié pour ça est votre gynécologue : il peut jouer sur votre méthode de contraception et sur diverses molécules (le flurbiprofène fonctionne bien sur moi) pour vous soulager. Par ailleurs, des visites régulières chez un gynécologue sont nécessaires et lui permettent d’effectuer quelques contrôles pour éventuellement déceler des maladies ou malformations. En règle générale, votre médecin traitant ne prendra pas la responsabilité de vous donner quelque chose de plus fort que l’ibuprofène ou le paracétamol car il n’est pas spécialiste du domaine ; son rôle est de vous orienter vers un expert, donc un gynécologue. Pour les Caennaises que ça intéresse, je consulte le Dr Sylvie Bourdeleix qui est très calme, pédagogue et à l’écoute.

A propos de règles particulièrement douloureuses, si malgré ces conseils vos règles continuent de vous faire mal à chaque cycle, n’hésitez pas à parler avec votre gynécologue de l’endométriose. Je vous parlais il y a quelques temps de mes aventures contraceptives. Lors de mes différents rendez-vous chez le médecin on m’a parlé de cette maladie chronique qui touche près d’une femme sur dix. La paroi de l’utérus est appelée l’endomètre. Pendant le cycle menstruel, il s’épaissit pour se préparer à accueillir un éventuel fœtus. Si aucun œuf n’est fécondé, l’endomètre se « désagrège » en un flux de sang : ce sont les règles. C’est un phénomène tout à fait normal commun à toutes les femmes. Chez les femmes atteintes d’endométriose, des tissus semblables à l’endomètre se développent hors de l’utérus, notamment sur : les organes génitaux et les appareils urinaires, digestifs et plus rarement pulmonaires. Ceci est en revanche un phénomène non naturel qu’il convient de diagnostiquer. Les symptômes rencontrés le plus souvent sont les suivants : saignements, fatigue, brûlures urinaires / sang dans les urines, troubles digestifs, lombalgie / sciatique / cruralgie, infertilité. Cette maladie peut accentuer les douleurs menstruelles car tout comme l’endomètre, ces tissus saignent dans le corps et c’est ça qui provoque une douleur supplémentaire. Et puisque les douleurs de règles sont relativement courantes, les médecins, bien qu’ils connaissent cette maladie, n’y pensent pas toujours ; c’est comme cela que des femmes peuvent mettre plus de dix ans à être diagnostiquées, le plus souvent lors d’un test de fertilité.

Pour plus d’informations concernant l’endométriose, l’Association Française de Lutte Contre l’Endométriose propose un site très bien construit où j’ai pu trouver toutes les informations que je cite. Par ailleurs, l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) propose une page sur le sujet avec une vidéo explicative compréhensible par tous. Dans tous les cas, le meilleur des conseils viendra d’un médecin spécialiste. Si vous avez un doute quant à votre santé, c’est votre gynécologue qu’il faut consulter.

Une autre astuce est de porter des vêtements confortables et surtout pas dans lesquels vous êtes compressée. Troquez votre slim super skinny contre un legging ou mieux encore, une robe. #1 : vous vous sentirez probablement plus jolie et moralement ça aide à surmonter la semaine. #2 : vous serez parfaitement à l’aise dans vos vêtements et un peu plus de confort ne fait jamais de mal. #3 : bannissez cette légende urbaine qui dit que vous avez plus de chances d’avoir une tache ou des odeurs si vous êtes en robe ! Avec une hygiène normale et un renouvellement régulier des protections hygiéniques, il n’y a absolument aucune différence entre un pantalon et une robe. #4 : la plupart des gynécologues déconseillent les vêtements qui compriment trop le corps à cet endroit puisqu’ils favorisent les frottements et les désagréments intimes.

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Autre élément très important à prendre en compte lors des règles : le sommeil. Dans mon cas, la douleur est parfois si forte qu’elle trouble mon sommeil. Résultat je dors très mal pendant plusieurs jours consécutifs et ça me rend encore plus sensible à ces effets secondaires : je supporte moins la douleur, j’ai le corps complètement endolori, des migraines à n’en plus finir et les hormones encore plus en vrac que d’habitude. Sans parler de somnifères qui sont des médicaments très puissants à n’utiliser que sous prescription médicale, il existe des traitements homéopathiques à base de plantes qui vous aident à vous détendre et à trouver le sommeil. L’effet n’est pas immédiat puisque les doses sont très faibles, c’est pourquoi il faut commencer à en prendre quelques jours avant le début des règles. Dans tous les cas, demandez l’avis de votre médecin ou pharmacien qui saura vous orienter.

La dernière chose que j’ai à vous dire c’est d’assumer le fait d’avoir vos règles. Je ne dis pas qu’il faut le crier sur tous les toits mais simplement que si vous n’êtes pas très en forme ou même que vous devez manquer l’école ou le travail et qu’on vous demande ce qui vous est arrivé, n’ayez pas peur de dire que c’est à cause de vos règles. Vous n’avez pas honte de dire que vous avez eu une bronchite ou la grippe, si ? Pour les règles c’est la même chose. Et en 2015, les hommes aussi comprennent ça. Ils ont forcément une femme, une sœur ou même leur mère qui est confrontée au problème et ils le connaissent.

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J’ai testé #4 : l’implant contraceptif // Vos questions, mes réponses

Il y a quelques mois (printemps 2014), j’ai changé de contraception pour passer de la pilule (21 comprimés) à l’implant. Tout cela bien entendu sous les conseils avisés de ma gynécologue. Après presque un an et moult rebondissements je pense être à même de vous partager mon expérience et de répondre à certaines questions.

Il va de soi que je ne suis pas du tout médecin, je vous parle des effets qu’a eu l’implant sur MON corps. Il est évident que nous n’avons pas toutes le même et que pour certaines tout ira pour le mieux et elles ne verront pas les années passer avant d’aller le remplacer. Avant de prendre toute décision consultez votre gynécologue qui est le plus apte à vous guider.

Question 1 : un implant contraceptif, c’est quoi ?

L’implant contraceptif est un petit cylindre assez fin et allongé : environ 1 à 2 mm de diamètre pour 3 à 4 cm de longueur. Il est placé dans l’intérieur du bras, un peu au-dessus du coude, sous la peau.

Question 2 : est-ce que ça fait mal ?

Puisqu’il est posé sous la peau, la pose se fait sous anesthésie locale. La piqûre fait encore moins mal qu’une prise de sang, c’est vous dire si on ne sent presque rien. Et bien évidemment, la pose est indolore puisque cette partie du bras est anesthésiée. On m’avait prévenue que l’appareil qui sert à glisser l’implant sous la peau était un peu impressionnant, donc j’ai préféré regarder de l’autre côté. Je ne peux donc pas vous en dire plus à son sujet puisque je ne l’ai même pas vu ! Tout ce que je sais c’est que la pose n’a duré que quelques secondes et je n’ai pas eu le temps de dire ouf que le pansement était déjà posé et que je pouvais me rhabiller. Je n’ai pas ressenti de douleur au moment de la pose donc mais plutôt dans les quelques jours qui ont suivi. Cette intervention m’a provoqué un énorme bleu d’environ 10 cm de diamètre qui est resté au moins 1 mois. Heureusement il n’a été douloureux que quelques jours ! Pour le reste, c’était plutôt une question esthétique…

En ce qui concerne la dépose, il paraît qu’elle est douloureuse. Cela se comprend puisque l’implant est sous la peau donc pour le retirer il faudra nécessairement ouvrir et recoudre avec quelques points de suture. En ce qui me concerne, j’ai encore mon implant à l’heure où j’écris cet article donc je ne peux pas vous parler de mon expérience.

Question 3 : on le garde combien de temps ?

L’implant, au même titre que le stérilet, est un dispositif de long terme puisqu’il conserve son effet jusqu’à trois ans après la pose. Bien entendu, vous pouvez tout à fait demander à votre gynécologue de le retirer pour quelque raison que ce soit. Que vous rencontriez des inconforts (on y reviendra), que vous vouliez un enfant ou que vous l’ayez décidé sans raison particulière, il est toujours possible de l’enlever.

Question 4 : et les règles ?

Selon le site choisirsacontraception.fr 20 à 30% des patientes n’ont plus de règles. J’aurais tellement aimé être dans leur cas… J’ai été victime de règles douloureuses dès mes premières menstruations. Pour certaines c’est une douleur presque imperceptible, mais je suis certaine que les autres me rejoindrons si je dis que ça peut être très handicapant (c’est sûr que travailler pliée en deux dans son lit c’est de suite moins pratique). Quoiqu’il en soit, quand ma gynécologue m’a annoncé qu’il y avait une chance assez forte que tous ces problèmes disparaissent… Mon implant a été posé la semaine suivante (mars/avril 2014). Tout s’est plutôt bien passé jusque fin août 2014. Depuis, c’est-à-dire depuis sept mois, j’ai découvert que je faisais partie des 10 à 20% qui ont des saignements abondants, intempestifs et douloureux. Je vous laisse imaginer l’intensité de ma vie intime du coup. Et attention au bonus : mon héritage biologique comprend une fâcheuse allergie aux protections hygiéniques. Ma chance et moi… AU TOP DU TOP. Résultat j’ai consulté ma gynécologue qui m’a mis une première fois sous traitement hormonal (Oromone 1 mg), en vain. Nous avons donc opté il y a quelques semaines pour un traitement plus fort (Oromone 2 mg), en vain toujours (et Elise en colère).

Question 5 : est-ce que ça fait prendre du poids ?

En ce qui me concerne, j’ai pris quelques kilos mais je ne peux pas affirmer qu’ils sont dus, ou en tout cas pas entièrement, à l’implant. Je pense qu’au regard de mon alimentation et de mon manque d’activité sportive je les aurais pris quoiqu’il arrive. Malgré tout ça reste un dispositif hormonal donc je pense qu’il est raisonnable de profiter de la pose de l’implant (ou tout changement de contraception d’ailleurs) pour rééquilibrer un peu son alimentation et reprendre une activité sportive. Ça fera du bien à votre corps de toutes façons et au cas où vous limiterez la casse au niveau de la prise de poids.

Question 6 : est-ce un facteur d’aggravation de l’acné ?

Comme pour la question du poids, les changements hormonaux ont un risque fort de vous provoquer quelques boutons supplémentaires, surtout si vous êtes déjà sujette à de tels problèmes. En ce qui me concerne, j’ai une peau mixte à grasse à la base et j’ai effectivement pu constater à mon grand malheur des poussées d’acné. Heureusement j’ai trouvé une routine de produits plutôt efficaces (mais pas agressifs) pour m’aider dans l’éradication de ces vilains squatteurs, dont je vous parlerai dans un prochain article. En attendant, vous pouvez aussi vous reporter sur la gamme Effaclar de La Roche-Posay dont je vous parlais ici.

Mon bilan :

Après un an d’expériences infructueuses, j’ai pris rendez-vous pour retirer mon implant. Je l’avais choisi en partie pour ne plus avoir peur d’oublier ma pilule ; résultat j’ai mes règles 7j/7 et je dois quand même prendre un comprimé tous les jours. Mère nature quand tu nous tiens… Je vais donc retourner gentiment vers ma petite pilule qui elle au moins ne me faisait pas défaut.