Conseils #2 : mieux supporter ses règles

Aujourd’hui, j’ai lu un article dans le magazine Glamour à propos de la nouvelle lutte associative en vogue : la détaxation des tampons et autres protections hygiéniques. Je n’entrerai pas dans ce débat ; toujours est-il que cet article m’a donné envie de vous proposer quelques astuces à adopter pendant les règles. Je pense humblement que j’ai eu la joie de profiter d’un graaaand nombre d’effets secondaires désagréables, j’ai donc trouvé au fil du temps quelques parades.

DSC00633

La première chose désagréable des règles, c’est bien entendu les saignements. Sans être spécialement sale, c’est à mon sens un peu gênant de se sentir humide, surtout à cet endroit ! Du coup, je dirais que la première chose à faire est de trouver une protection adaptée à soi. Il en existe différents types (tampons, serviettes, coupes…) déclinés selon les flux principalement. Parfumés, discrets, traitants… vous trouverez forcément quelque chose pour vous.

Une fois au sec, demeure un désagrément non négligeable : la douleur. Et là, on n’est malheureusement pas toutes logées à la même enseigne ! Certaines n’ont pas la moindre douleur, d’autres sentent bien la semaine passer, d’autres sont littéralement couchées en se tordant de douleur. Pour celles-là (dont moi, trop cool hein…), les règles n’ont rien d’agréable et pour ma part j’ai déjà souhaité les faire disparaître à jamais, quitte à ne plus pouvoir enfanter, mais j’avais si mal que j’aurais tout donné pour que ça s’arrête (bon ok, en y repensant c’est assez extrême et j’aurais regretté). Dans mon malheur, j’ai quand même la chance d’avoir une mère (et sa mère avant elle, et sa mère avant elle) qui a du faire face au même problème et qui m’a donné une astuce : la chaleur. Prenez une bouillotte ou un coussin de graines et chauffez-le pour l’installer sur votre ventre. En quelques minutes la douleur est vraiment atténuée. Bien entendu, en tant que martyr des menstruations j’admets sans problème qu’un peu de chaleur ne résout pas tout et qu’il faut parfois (à chaque fois pour ma part) passer par la case médicaments. Votre meilleur allié pour ça est votre gynécologue : il peut jouer sur votre méthode de contraception et sur diverses molécules (le flurbiprofène fonctionne bien sur moi) pour vous soulager. Par ailleurs, des visites régulières chez un gynécologue sont nécessaires et lui permettent d’effectuer quelques contrôles pour éventuellement déceler des maladies ou malformations. En règle générale, votre médecin traitant ne prendra pas la responsabilité de vous donner quelque chose de plus fort que l’ibuprofène ou le paracétamol car il n’est pas spécialiste du domaine ; son rôle est de vous orienter vers un expert, donc un gynécologue. Pour les Caennaises que ça intéresse, je consulte le Dr Sylvie Bourdeleix qui est très calme, pédagogue et à l’écoute.

A propos de règles particulièrement douloureuses, si malgré ces conseils vos règles continuent de vous faire mal à chaque cycle, n’hésitez pas à parler avec votre gynécologue de l’endométriose. Je vous parlais il y a quelques temps de mes aventures contraceptives. Lors de mes différents rendez-vous chez le médecin on m’a parlé de cette maladie chronique qui touche près d’une femme sur dix. La paroi de l’utérus est appelée l’endomètre. Pendant le cycle menstruel, il s’épaissit pour se préparer à accueillir un éventuel fœtus. Si aucun œuf n’est fécondé, l’endomètre se « désagrège » en un flux de sang : ce sont les règles. C’est un phénomène tout à fait normal commun à toutes les femmes. Chez les femmes atteintes d’endométriose, des tissus semblables à l’endomètre se développent hors de l’utérus, notamment sur : les organes génitaux et les appareils urinaires, digestifs et plus rarement pulmonaires. Ceci est en revanche un phénomène non naturel qu’il convient de diagnostiquer. Les symptômes rencontrés le plus souvent sont les suivants : saignements, fatigue, brûlures urinaires / sang dans les urines, troubles digestifs, lombalgie / sciatique / cruralgie, infertilité. Cette maladie peut accentuer les douleurs menstruelles car tout comme l’endomètre, ces tissus saignent dans le corps et c’est ça qui provoque une douleur supplémentaire. Et puisque les douleurs de règles sont relativement courantes, les médecins, bien qu’ils connaissent cette maladie, n’y pensent pas toujours ; c’est comme cela que des femmes peuvent mettre plus de dix ans à être diagnostiquées, le plus souvent lors d’un test de fertilité.

Pour plus d’informations concernant l’endométriose, l’Association Française de Lutte Contre l’Endométriose propose un site très bien construit où j’ai pu trouver toutes les informations que je cite. Par ailleurs, l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) propose une page sur le sujet avec une vidéo explicative compréhensible par tous. Dans tous les cas, le meilleur des conseils viendra d’un médecin spécialiste. Si vous avez un doute quant à votre santé, c’est votre gynécologue qu’il faut consulter.

Une autre astuce est de porter des vêtements confortables et surtout pas dans lesquels vous êtes compressée. Troquez votre slim super skinny contre un legging ou mieux encore, une robe. #1 : vous vous sentirez probablement plus jolie et moralement ça aide à surmonter la semaine. #2 : vous serez parfaitement à l’aise dans vos vêtements et un peu plus de confort ne fait jamais de mal. #3 : bannissez cette légende urbaine qui dit que vous avez plus de chances d’avoir une tache ou des odeurs si vous êtes en robe ! Avec une hygiène normale et un renouvellement régulier des protections hygiéniques, il n’y a absolument aucune différence entre un pantalon et une robe. #4 : la plupart des gynécologues déconseillent les vêtements qui compriment trop le corps à cet endroit puisqu’ils favorisent les frottements et les désagréments intimes.

DSC00634

Autre élément très important à prendre en compte lors des règles : le sommeil. Dans mon cas, la douleur est parfois si forte qu’elle trouble mon sommeil. Résultat je dors très mal pendant plusieurs jours consécutifs et ça me rend encore plus sensible à ces effets secondaires : je supporte moins la douleur, j’ai le corps complètement endolori, des migraines à n’en plus finir et les hormones encore plus en vrac que d’habitude. Sans parler de somnifères qui sont des médicaments très puissants à n’utiliser que sous prescription médicale, il existe des traitements homéopathiques à base de plantes qui vous aident à vous détendre et à trouver le sommeil. L’effet n’est pas immédiat puisque les doses sont très faibles, c’est pourquoi il faut commencer à en prendre quelques jours avant le début des règles. Dans tous les cas, demandez l’avis de votre médecin ou pharmacien qui saura vous orienter.

La dernière chose que j’ai à vous dire c’est d’assumer le fait d’avoir vos règles. Je ne dis pas qu’il faut le crier sur tous les toits mais simplement que si vous n’êtes pas très en forme ou même que vous devez manquer l’école ou le travail et qu’on vous demande ce qui vous est arrivé, n’ayez pas peur de dire que c’est à cause de vos règles. Vous n’avez pas honte de dire que vous avez eu une bronchite ou la grippe, si ? Pour les règles c’est la même chose. Et en 2015, les hommes aussi comprennent ça. Ils ont forcément une femme, une sœur ou même leur mère qui est confrontée au problème et ils le connaissent.

Logo SFC

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s